DIP INSIDE

Je vous avais promis une petite fiche de lecture du DIP de Seth Godin.

Ce livre parle en effet de deux sujets qui me tiennent à cœur :

          la proportionnalité des efforts aux résultats.

          Savoir quand s’entêter et quand s’arrêter

Pour ce que j’ai compris de cet ouvrage, tout est question de courbes : voir et sentir « la courbe » permet de décider quand le jeu en vaut la chandelle.

Passons tout de suite à un cas concret :

 

 Cette jolie courbe montre un cas désespérant : celui d’une situation sans issue ou les efforts ne sont jamais récompensés par les résultats.

Réécoutez le poinçonneur des lilas, relisez le désert des tartares, allez faire une psychanalyse … et vous aurez un bon aperçu  de situations relevant de cette courbe. 

Dans ce cas là : un bonne dose de lucidité s’impose. Il vaut mieux passer à autre chose.

Il est important de savoir reconnaître une autre situation, plus vicieuse :

 

 

Dans ce cas là, les choses ont démarré très fort, et tout paraît facile… trop facile ? La chute vous guette dès que les premières difficultés surviendront. Vous risquez par exemple d’être victime de cette courbe après votre victoire mal digérée à la star academy, ou encore en gagnant gros au casino alors que vous jouez pour la première fois (cas typique menant à l’addiction de longue durée au jeu).

Il est une autre situation plus intéressante et plus complexe : le dip !

 

 Ici, après des débuts grisants et prometteurs ( ca y est, vous savez jouer les 3 premières notes de la symphonie de Beethoven au piano) , vous piétinez (jouer plus que la lettre à Elise vous oblige à de longues heures de pratique), le succès et la renommée que vous méritez ne viendront qu’après de loooooongues années de pratique, ou bien peut-être jamais.

Dans ce cas là, vous devez vous poser les bonnes questions : les efforts en valent-ils la chandelle ?

Est-ce que ce que j’entreprend me passionne vraiment ?

Est-ce que je pense avoir vraiment les moyens d’être le meilleur dans ce que j’entreprend ?

Parfois la réponse sera oui : Christophe Colomb aurait pu se décourager au plus profond du DIP et ne jamais découvrir l’Amérique.

Parfois la réponse sera non (On a oublié le nom de cette explorateur polaire mort de faim à 500m d’un dépôt de nourriture).

A vous de voir donc !

L’important est de vous fixer des limites avant de commencer, par exemple : «  je fais demi tour quand j’ai vraiment très faim, mais qu’il me reste des provisions que je peux rationner ».

Au final : un petit ouvrage assez plaisant qui se lit très facilement.

Vu son prix (inférieur à deux euros), vous ne devriez pas hésiter à l’acheter et à le prêter dès que vous l’avez fini.

Enjoy !

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2 commentaires sur “DIP INSIDE
  1. avatar Joana dit :

    Qu’en est-il de l’analyse d’une situation de DIP inversé…

    Je m’explique :

    1- Au début, de nombreux efforts qui, alors que l’on mériterait d’obtenir des résultats, s’avèrent peu récompensés.
    2 – Puis, une ascension fulgurante vers le succès, les efforts paient enfin.
    3 – Mais tout à coup, l’embellie tourne le dos et on se retrouve dans le cas de JORDI.

    Comment savoir dans le cas du DIP inversé, ce qui pourrait permettre de ne pas en arriver au cas Jordi et atteindre en phase 3, une croissance soit logarythmique, soit exponentielle (je suis optimiste) ?

    Faut-il être encore plus sur ses gardes quand le succès pointe le bout de son nez ?

    Par ailleurs, une autre notion me semble intéressante à analyser. A quelle moment peut-on parler objectivement de succès ? Dans le cas d’une star, le processus de « starification » est identifiable et la notoriété se mesure aisément au nombre d’occurrences dans les médias.

    En revanche, dans le cas d’une entreprise, d’un projet professionnel, l’indicateur médiatique n’est pas forcément adapté. A ce moment là, quand puis je penser que j’ai réussi ?

    Lorsque mon projet ou mon projet est connu alors que personne ne l’achète (tout le monde en parle, tout le monde dit qu’il faut l’avoir, mais personne ou presque ne l’acquiert) ?
    Lorsque mon produit méconnu est acheté par un cercle d’initiés qui le plébiscitent alors que la terre entière devrait le vouloir ?
    Ou encore, lorsque je décide que c’est une réussite, notion de réussite subjective (nécessaire mais non suffisante à mon sens)…

    Merci pour vos réponses!

    • avatar admin dit :

      Dans le cas d’un produit qui ne toucherait qu’un cercle d’initié, tu es sans doute aussi dans le dip : je te conseil : Crossing the Chasm: Marketing and Selling High-tech Products to Mainstream Customers (1991).

      Quand tu es en train de pédaler dans la semoule mais que des progès, même très modestes sont observables, c’est que tu es dans le dip : dans ce cas c’est à toi de décider si tu es prêt à aller jusqu’au bout.
      Quand tu es en train de pédaler dans la semoule et que tu n’observes aucune avancée c’est que tu es dans une situation sans issue.

      Un exemple : si tu es commercial et que tu démarres dans une activité où les cycles de décision peuvent être longs, comme la vente de prestation de ménage à des sociétés, tu peux quand même mesurer tes progrès et voir si tu es vraiment dans une situation sans issue:
      -nombre de rendez-vous que tu décroches,
      -informations essentielles que tu obtiens sur des clients que tu ne signeras peut-être que dans un an (ex : quand leur contrat actuel prendra fin, quel sont leurs motifs de satisfaction et d’insatisfaction sur leur prestataire actuel, quel est leur budget, qui décide…).

1 Pings/Trackback pour "DIP INSIDE"
  1. […] pouvez lire ou relire le dip pour vous aider à savoir quand s’accrocher et quand […]

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