Avant de se lancer 4/4 : se mettre en marche !

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Il est rare que quelqu’un qui s’est lancé pour se mettre à son compte le regrette.

Comment regretter de pouvoir choisir avec qui, quand, pourquoi, où et comment on va travailler !

Le plus difficile est souvent de franchir le pas.

J’ai voulu dans cet article vous fournir une série de conseils simple pour vous permettre de vous préparer sur plusieurs mois.

Adapter son budget

La première mauvaise nouvelle (mais vous vous en doutez bien), est que votre indépendance a un prix.

Si vous comptez sur le chômage pour démarrer votre entreprise, vous pourrez compter (à l’instant ou j’écris ces lignes) sur 57% de votre salaire brut (en net) pour vivre.

Si vous démarrez sans chômage, attendez-vous à une baisse de moitié de votre revenu environ ( c’est ce qui constaté dans le domaine du conseil, il faudra adapter cette estimation à votre projet).

Ca fait mal pas vrai ?

la bonne nouvelle, c’est que la plupart d’entre nous adapte ses dépenses à ses revenus, et se débrouille quoi qu’il arrive pour être vaguement à l’équilibre.

Vous avez plus de marges de manoeuvre que vous ne l’imaginez.

L’astuce est de réduire son train de vie sans que cela soit punitif. Cet état d’esprit a un nom : l’écofrugalité.

Visitez le site de l’écofrugalité et faites vous une idée de ce que vous pourrez mettre en place : ecofrugal project

Au final, il est possible de vivre mieux en dépensant moins.

Fixez-vous un objectif d’économie mensuel et mettez les sommes économisées sur un compte bancaire séparé : vous utiliserez les sommes mises de côté pour votre projet.

Si vous étiez au chômage ou à revenus très faibles, j’ai bien peur que vous n’ayez pas de formule magique pour vous constituer un magot de départ.

En troquant ma voiture pour une trottinette, changeant mes forfaits de téléphone et mes habitudes alimentaires (surtout les restos inutiles), j’ai pu réduire mon train de vie de 4000€ par an (et mettre 4000€ de côté pour mes projets).

Au delà de ces 4000 €, je dois avouer que j’ai eu du mal réduire mon train de vie : je dirais qu’il m’a fallu 4 bons mois pour m’adapter.

Les entrepreneurs et les chômeurs avec lesquels j’ai pu discuter de la question ont en général tous pu s’adapter en moins de 6 mois (nécessité fait loi). Le vrai challenge est de s’adapter « avant ».

Mise en condition

Vous allez vous lancer est cela est stressant : normal !

les solutions sont simples : commencez à travailler à votre projet par tous petits pas, avec au moins une petite action par jour, car l’action diminue le stress.

Ensuite remettez-vous au sport : piscine, vélo et marche (ou course) sont très bon pour ce que vous avez.

Ces sports permettent de s’oxygéner tout en pouvant réfléchir à votre projet.

Il faudra ensuite mettre votre esprit en condition, en lisant des livres inspirationels.

Vous trouverez  ma petite sélection personnelle ici.

Mobiliser ses troupes et parler de son projet

Il va falloir expliquer et vendre votre projet à votre famille et à vos amis : vous aurez besoin de leur soutien inconditionnel.

Voici quelques paroles typique de conjoint :

« C’est bien que tu t’amuses, mais il ne faudrait pas que tu t’amuses tout seul ! »

« Puisque que tu vas être à la maison tu vas pouvoir prendre la petite l’après midi (et faire le ménage en retard) »

« Tu es irresponsable, on a un chat à nourrir je te signal ! »

Il faudra impliquer et expliquer votre projet de manière à ce que la famille n’ait pas l’impression de travailler pour financer vos expériences personnelles ou votre prise de fun.

Il y a une seule manière de procéder : parler, expliquer et faire de petites concessions.

En discutant avec vos proches, vous aurez en général deux grands types de réactions :

– ceux qui vont vous dissuader et vous prédire l’apocalypse

– ceux qui vont trouver votre projet formidable et vous pousser à fond

Vous ne pourrez pas aller très loin comme cela et il vous faudra aller chercher les interlocuteurs capables de critiques constructives qui vous permettront de progresser sans vous décourager.

Utilisez les remarques et les contacts de vos proches pour avancer sur votre projet.

Faites l’inventaire de ce que vous avez et de ce qui vous entoure

Profitez-en pour dresser l’inventaire de vos « actifs ».

Listez tout les gens que vous connaissez et qui pourraient être utiles à votre projet.

Listez tout le matériel que vous avez déjà.

Listez les choses ou les compétences que vos connaissances pourraient mettre à votre disposition pour vous aider à démarrer (ne serait-ce qu’un coin de bureau en dehors de chez vous pour bosser sur votre projet).

Ouvrez les yeux et regardez tout ce qui vous entoure et qui pourrait être utile à votre projet. Si ces choses sont possédées par des gens que vous ne connaissez pas encore,  imaginez un deal à leur proposer et allez leur demander à quelles conditions ils pourraient vous donner accès à leurs ressources.

A ce stade, pensez troc, échanges de bons procédés et paiement en nature.

Si cela est possible, accumulez des précommandes ou faites signer des lettres d’intentions à vos futur partenaires et clients (ça sera utile pour convaincre la banque ou évaluer votre futur chiffre d’affaire)

Faites un petit pas chaque jour

Inutile de tracer des plans sur la comète, tant que vous n’êtes pas lancés : faites un pas dans la bonne direction chaque jour, même un tout petit.

Chaque week end, essayez de noter une dizaine de choses que vous pourriez faire pour faire avancer votre projet.

Dès que vous vous en sentez capable, vendez vraiment votre produit ou service : il sera toujours temps d’aller vous immatriculer pour facturer.

A moins que vous apparteniez à certaines administrations ou que vous faisiez une concurrence directe à votre employeur, il n’y a rien qui vous empêche de cumuler votre projet et un emploi salarié. En fait certaines activités sont même parfaites pour se procurer un revenu complémentaire.

Il est possible que vous ne sachiez pas par quoi commencer. Dans ce cas, n’hésitez pas à utiliser l’une des nombreuses méthodes de création d’entreprises.

Parmi celles-ci :

-Synopp : une méthode canadienne pragmatique orientée vers l’action. Idéale pour monter des projets simples et si vous n’avez pas envie de vous encombrer d’un business plan.

-l’Effectuation : une méthode qui reprend la manière dont fonctionnent intuitivement les entrepreneurs. Très simple à appliquer

-lean startup : une méthode pour partir à la découverte du client pour lui fournir le meilleur produit ou service, par une démarche itérative d’enquête.

– le bon vieux business plan : certains entrepreneurs aiment bien en faire un, cela leur permet de formaliser leurs idées sous forme d’un plan à suivre.

Je vous fait confiance pour trouver tout seul sur internet les ressources disponibles sur ces différentes méthodes.

Si vous voulez vous lancer sur une activité que vous connaissez bien, un business pan sommaire fera l’affaire.

Si vous avez déjà des opportunités de partenariat avec un distributeur et que vous savez quelle segment de clientèle il peut toucher, lean startup fera le job.

Si vous êtes plus faiseur que théoricien, synopp vous conviendra à merveille.

Dans la plupart des cas, l’effectuation fonctionnera bien.

 

Enjoy !

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Publié dans Non classé